HYGIENE MENSTRUELLE

Déconstruire les mythes, bâtir la confiance des filles leaders

La Fondation Marie Claire brise le silence autour de l’hygiène menstruelle

Pendant trop longtemps, les menstruations ont été entourées de silence, de honte et de fausses croyances qui fragilisent la confiance des jeunes filles et limitent leur épanouissement.

Face à cette réalité, la Fondation Marie-Claire (FMC) a lancé ses 10 jours de campagne de sensibilisation communautaire des adolescentes autour de l’hygiène menstruelle à travers une grande table ronde réunissant adolescentes, jeunes filles et académiciennes.

Placée sous le thème :

« Déconstruire les mythes, bâtir la confiance des filles leaders »

Cette initiative vise à ouvrir un espace de dialogue sincère, éducatif et transformateur autour des menstruations afin de combattre les tabous qui persistent encore dans plusieurs communautés.

Au cours des échanges, les participantes ont abordé plusieurs questions essentielles liées :

  • A l’hygiène menstruelle ;
  • Aux conséquences des mythes et préjugés ;
  • A la santé et à la dignité des jeunes filles ;
  • A la confiance en soi ;
  • Ainsi qu’au leadership féminin.

A travers cette campagne, la Fondation Marie Claire rappelle qu’aucune fille ne devrait grandir dans la peur ou dans la honte de son corps.

Car lorsqu’une fille manque d’informations, elle doute d’elle-même. Lorsqu’elle est victime des préjugés, elle perd confiance. Mais lorsqu’elle est écoutée, informée et valorisée, elle devient une leader capable de transformer sa communauté.

Parler des menstruations ne devrait jamais être un tabou.

C’est une question de santé.

De dignité.

D’éducation.

Et de justice sociale pour les filles.

La Fondation Marie Claire réaffirme ainsi son engagement à promouvoir une génération de jeunes filles plus fortes, plus confiantes et mieux préparées à défendre leurs droits et leur avenir.

Parce que le silence détruit la confiance. Mais la bonne information construit des générations fortes.

DES PARCOURS QUI ECLAIRENT : QUAND LES FEMMES LEADERS TRANSMETTENT L’EXPERIENCE AUX GENERATIONS FUTURES

Dans un contexte où les enjeux de transformation sociale exigent des réponses incarnées et des modèles inspirants, le leadership féminin ne peut plus être une notion abstraite. Il doit se vivre, se raconter, se transmettre. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la journée d’échanges intergénérationnels organisée dans le cadre du programme ALF, réunissant des femmes influentes du pays et de jeunes académiciennes en quête de repères, de sens et d’inspiration.

Plus qu’une simple rencontre, cette journée a été une immersion dans des parcours de vie authentiques, parfois marqués par les défis, mais toujours portés par la détermination. Elle a offert un espace rare où l’expérience s’est transformée en levier d’apprentissage, et où la parole des mentors a pris toute sa valeur : celle de la vérité, sans filtre.

Dès les premières interventions, le ton a été donné. Loin des discours idéalisés, les femmes leaders ont choisi l’authenticité. Elles ont raconté leurs débuts, souvent difficiles, leurs doutes, leurs échecs, mais aussi les choix courageux qui ont façonné leur trajectoire.

« Nous ne sommes pas arrivées ici par hasard. Chaque étape a été un combat, chaque réussite une construction. »

Ces mots ont immédiatement résonné dans la salle, rappelant que derrière chaque réussite visible se cache un parcours invisible, fait de persévérance et de sacrifices. En partageant leurs réalités, les mentors ont brisé les illusions, mais surtout ouvert des perspectives concrètes.

Car être femme et aspirer à diriger, influencer ou transformer son environnement reste un chemin exigeant. Les intervenantes n’ont pas éludé cette réalité. Elles l’ont affrontée avec lucidité, offrant aux jeunes participantes une lecture honnête des défis à venir :

« Il y aura des moments de doute. Mais rappelez-vous toujours pourquoi vous avez commencé. »

Ce rappel à l’essentiel a marqué un tournant dans les échanges. Il a replacé la motivation profonde comme ancrage du leadership, comme boussole dans les moments d’incertitude.

Au fil des témoignages, une autre vérité s’est imposée avec force : l’échec fait partie du processus. Non pas comme une fin, mais comme une étape nécessaire à la croissance.

« L’échec n’est pas une fin. C’est une formation que la vie vous impose pour vous préparer à plus grand. »

En requalifiant l’échec, les mentors ont transformé la peur en opportunité. Elles ont permis aux jeunes académiciennes de changer de regard sur leurs propres limites, de comprendre que chaque difficulté peut devenir un tremplin, à condition de savoir l’analyser et en tirer des leçons.

Ce qui a rendu cette journée particulièrement marquante, c’est la capacité des jeunes participantes à se projeter dans ces récits. À travers les histoires partagées, elles ont trouvé des points de connexion, des similitudes, des sources d’identification. Le leadership, souvent perçu comme lointain ou inaccessible, est devenu concret, humain, atteignable.

Dans cette dynamique, un message transversal a émergé, puissant et fédérateur :

« Si nous avons pu le faire, alors vous le pouvez aussi — et vous pouvez aller encore plus loin. »

Ce message n’était pas seulement une affirmation. Il était une transmission de pouvoir. Une invitation à dépasser les limites héritées, à repousser les frontières du possible et à inscrire leurs ambitions dans une vision plus grande.

Au-delà des mots, cette journée a permis de poser les bases d’un leadership enraciné dans l’expérience. Un leadership qui ne s’improvise pas, mais qui se construit, se nourrit des autres, et se renforce au contact des réalités.

Elle a également démontré que la transmission est un acte stratégique. En partageant leurs parcours, les femmes leaders ne se contentent pas d’inspirer : elles équipent, elles préparent, elles accélèrent l’émergence d’une nouvelle génération prête à prendre le relais.

A travers sa participation à cette initiative, la FMC réaffirme son rôle dans la création d’espaces de dialogue et de mentorat, où la motivation devient une ressource, et où chaque interaction contribue à bâtir un leadership féminin fort, solidaire et tourné vers l’impact.

Former pour transformer, ici, prend tout son sens. Car lorsque l’expérience rencontre la volonté, lorsque les histoires deviennent des leçons, et lorsque les générations se connectent, alors le changement ne se prépare plus : il commence.

RDC : un financement sollicité pour accroître l’accès des jeunes à la santé sexuelle

Kinshasa, 19 février 2025 (ACP).- Un financement important et permanent a été sollicité après des décideurs pour accroître l’accès des jeunes et adolescents aux services des droits à la santé sexuelle et reproductive (DSSR) en République démocratique du Congo (RDC), dans un plaidoyer mené jeudi, à Kinshasa.

« Nous sommes implantés dans 15 provinces sur les 26 existantes. Nous avons un sérieux problème pour les intrants. C’est pourquoi, nous saisissons cette opportunité pour faire un plaidoyer auprès des décideurs afin de solliciter des financements permanents pour contribuer et accroître l’accès des jeunes et adolescents aux services des DSSR », a déclaré  Marie- Claire Mwamini, directrice générale de la fondation éponyme.

Selon elle, il est difficile de payer avec des fonds propres les intrants tels que les préservatifs, les pullules, les implants et autres.

« Les jeunes de 15 à plus de 24 ans sont activement sexuels et leurs besoins  de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles et les grossesses précoces ou indésirables augmentent chaque jour », a dit Mme Mwamini.

«  Nous avons besoin de beaucoup de moyens pour acheter les intrants. Nous encadrons les jeunes et adolescents qui nous font pour la plupart confiance. C’est pourquoi, ils viennent dans notre centre pour solliciter nos services, car ils fuient les regards de la société », a-t-elle ajouté, expliquant que les ruptures de stocks sont fréquentes et exposent les jeunes à beaucoup de problèmes de santé.

Elle a fait savoir qu’entre janvier et juin  2025, sa structure à distribué dans quelques écoles et universités, à  plus de 54. 800 jeunes et adolescents des méthodes contraceptives modernes telles les préservatifs masculin, les implants, les pullules et autres, avant d’insister sur l’importance d’un accompagnement

psycho-social pour les jeunes qui vivent  avec les traumatismes.

Mme Mwamini a également salué la disponibilité du programme « Sharp » qui travaille avec le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (Cafco) avec le financement de l’union européenne pour renforcer les capacités des jeunes et adolescents concernant les questions des DSSR.

La Fondation « Marie-Claire Mwamini » existe depuis 2023. Elle organise des séances de renforcements des capacités et des dialogues avec les jeunes dans les écoles et universités. Ceci pour leur donner des informations de qualité sur le choix qu’ils doivent opérer. À travers le centre de santé, elle offre la prise en charge, les soins de qualité sur la contraception et l’accompagnement des jeunes. Elle sensibilise aussi les parents de ces jeuness et leurs enseignants afin d’augmenter leurs connaissances sur les questions des DSSR. ACP/C.L.